Son univers musical

 

Camille Saint-Saëns occupe une place très importante dans la musique française. C’était un instrumentiste d’un talent extraordinaire. Il représentait à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle le summum de l’art musical français. 

Durant le séjour de Wagner à Paris, en 1860-61, il a déchiffré à vue toutes les partitions des opéras de celui-ci, ce qui a suscité l’admiration du compositeur allemand. Curieusement, Saint-Saëns a été davantage reconnu en Allemagne qu’en France durant les premières phases de sa carrière. Son opéra le plus célèbre, Samson et Dalila, a été créé à Weimar en 1877 sous la direction d’Eduard Lassen, à qui Liszt avait recommandé l’ouvrage. 

La solidité du tissu contrapuntique, l’élaboration instrumentale, la sonorité pleine de l’orchestration et une certaine saturation harmonique constituent les principales caractéristiques de sa musique, qualités qui n’étaient pas encore complètement exploitées par les compositeurs français de son temps, mais le public français a préféré les musiques plus légères. 

Toutefois, Saint-Saëns a surmonté cette opposition initiale et, vers la fin de sa vie, a été considéré comme l’incarnation du traditionalisme français. 

En 1908, Saint-Saëns compose la première musique de film de l’histoire. L’assassinat du duc de Guise fait date dans l’histoire du cinéma puisque ce film associe à la fois un vrai sujet écrit par Henri Lavedan, dramaturge de la Comédie Française et la première musique réellement composée pour le cinéma par un compositeur. À 73 ans, Saint-Saëns devenait ainsi l’auteur de la première musique originale pour un film.


Saint-Saëns en six œuvres

 

1874 - La Danse Macabre, poème symphonique

1877 - Samson et Dalila, opéra sur un livret de Ferdinand Lemaire

1880 - Septuor pour trompette, deux violons, alto, violoncelle, contrebasse et piano en mi bémol majeur op. 65

1885 - Sonate pour violon et piano n°1 en ré mineur op. 75.

1886 - Symphonie n°3 avec orgue

1886 - Le Carnaval des animaux


 Son entourage musical

 

Ses maîtres et inspirateurs 

  • Camille Stamaty fut le professeur de piano de Saint-Saëns dès l’âge de 7 ans. C’est lui qui mit au point le premier concert si remarqué de son jeune élève, salle Pleyel à Paris, en 1846.  
  • Saint-Saëns fut un proche de Berlioz de 1853 à la fin de sa vie (1869). Il rédigea sur lui des articles, poèmes et discours et s’intéressa à la publication de ses lettres intimes (1882). 
  • Lizst força l’admiration de Camille Saint-Saëns dès ses débuts et permit la première création de Samson et Dalila à Weimar en 1877. 
  • Richard Wagner 

 

L’école de Niedermeyer dans laquelle il fut professeur de piano ayant Gabriel Fauré, Gigout comme élèves.

 

La Société Nationale de Musique qu’il fonde en 1871 avec Castillon, Franck… 

 

Les compositeurs contemporains français tel Jules Massenet

 

Les compositeurs contemporains étrangers comme Tchaïkovski, Rubinstein, Verdi ou Schumann 

  • Antoine Rubinstein et Camille Saint-Saëns parfirent ensemble et sur leurs œuvres réciproques leur éducation en tant que chefs d’orchestre. 
  • Tchaïkovski offre un portrait photographique dédicacé à Saint-Saëns lors du voyage de ce dernier en Russie en 1875-1876. Tchaïkovski retrouva Saint-Saëns à l’Université de Cambridge, en juin 1893 où ils reçurent le grade honoraire de Docteur ès musique pour le 50e anniversaire de la société musicale de l’université de Cambridge.

Ses successeurs 

  • Gabriel Pierné, André Messager