• 9 octobre 1835 : naissance de Camille Saint-Saëns à Paris. Il est le fils de Jacques Joseph Victor Saint-Saëns et de Françoise Clémence Collin. Son père était fonctionnaire du Ministère de l’intérieur, il était issu d’une famille d’agriculteurs de Rouxmesnil, à proximité de Dieppe. Sa mère était issue d’une famille modeste de Wassy, en Champagne-Ardennes.
  • 20 décembre 1835 : décès de son père, atteint de tuberculose alors qu’il n’a que 3 mois. 
  • 1838 : premières leçons de piano avec sa grand-tante maternelle, Charlotte Masson.
  • 1839 : première composition musicale.
  • 1840 : premier concert en public à l’âge de 5 ans.
  • 1843 : leçons de musique avec Camille-Marie Stamaty et Pierre Maleden.
  • 6 mai 1846 : concert à la salle Pleyel (à 10 ans).
  • 1848 : entrée au Conservatoire de Paris où il est élève de François Benoist et de Jacques Fromental d’Halévy.
  • 1853-1857 : organiste à l’église de Saint-Merri de Paris.
  • 18 octobre 1853 : création et exécution de sa première œuvre musicale, la Première symphonie, en présence de Hector Berlioz et de Charles Gounod. Ce dernier lui envoie une lettre de félicitations contenant une phrase prophétique sur « l’obligation de devenir un grand maître ».
  • 1857-1876 : organiste de l’église de la Madeleine où il acquiert une solide réputation de virtuose et de maître de l’improvisation. Démission pour se consacrer à la composition et à la direction d’orchestre.
  • 1861-1865 : professeur de piano à l’école Niedermeyer. Parmi ses élèves figurent André Messager et Gabriel Fauré. Début de ses relations avec Richard Wagner.
  • 1871 : il fonde avec Romain Bussine la Société Nationale de Musique. Parmi ses membres on compte les compositeurs Alexis de Castillon, César Frank, Jules Massenet, Gabriel Fauré, Paul Taffanel, Henri Duparc… Son objectif est de permettre à de jeunes compositeurs de faire jouer leurs œuvres en public. Il se retire en 1886 lorsque Vincent d’Indy propose d’inscrire des œuvres de compositeurs étrangers à ses programmes. Création de son poème lyrique Le Rouet d’Omphale.
  • 1872 : écriture et première représentation (12 juin 1872) de l’opéra-comique La Princesse jaune. Cette pièce orientaliste est présentée au théâtre national de l’Opéra-Comique et son action principale se situe au Japon.
  • 1873 : écriture du poème symphonique Phaéton.
  • 1874-75 : création du poème symphonique La danse macabre. La pièce est jouée pour la première fois à Paris le 24 janvier 1875, sous la direction d’Édouard Colonne et reçoit globalement un bon accueil. Cette création s’inscrit dans la continuité du courant romantique du XVIIIe siècle qui cherche à mettre en avant le morbide et le sublime, l’exotisme et le passé ou encore le mélancolique.
  • 1875 : Camille Saint-Saëns épouse Marie-Laure Truffot (1855-1950) le 3 février à Cateau-Cambrésy, dont elle est originaire. Naissance de son premier fils, André Albert Saint-Saëns à Paris le 6 novembre.
  • 2 décembre 1877 : première représentation de l’opéra Samson et Dalila en 1877 à Weimar en Allemagne. Cette pièce reprend l’intrigue du même nom de l’ancien testament.
  • 15 décembre 1877 : naissance de son second fils, Jean-François Saint-Saëns.
  • 1878 : décès le 28 mai de son premier enfant suite à une chute. Décès le 7 juillet de son deuxième enfant suite à une pneumonie. Saint-Saëns est profondément marqué par la perte de ses enfants. Il prend ses distances avec sa femme, sans pour autant divorcer, et commence à voyager. Il lui versera une pension jusqu’à sa mort. 
  • 1880 : début de sa notoriété publique internationale. Il est élu à l’Académie des beaux-arts en 1881.
  • 1884 : il est promut officier de la légion d’honneur.
  • 1886 : création de la suite musicale pour orchestre Le Carnaval des Animaux. Il écrit cette pièce pour le concert du Mardi Gras du violoncelliste Charles Lebouc comme un divertissement léger et destiné à un entourage intime. Il interdit ensuite l’exécution publique de cette œuvre de son vivant.
  • 1887 : première du drame lyrique en 4 actes Proserpine. L’œuvre est présentée le 14 mars 1887 au théâtre national de l’Opéra-Comique et sera révisée en 1899. Elle rencontre un grand succès auprès du public.
  • 1888 : mort de sa mère, Clémence Saint-Saëns, âgée de 79 ans. Proche de sa mère qui l’a élevée seule, il est bouleversé par son décès. Privé d’héritier, il commence à se rapprocher de sa famille paternelle et d’Ambroise Millet, conservateur du Musée de Dieppe. Son projet est de créer un musée « Camille Saint-Saëns ». Il voyage désormais toute l’année et reste peu en France.
  • 1889 : première vague de don des souvenirs de sa famille à la Ville de Dieppe. Ces dons contineront jusqu’à sa mort de manière régulière.
  • Juillet 1890 : inauguration du Musée Saint-Saëns à Dieppe dans une salle des Bains Chauds du Casino.
  • 1897 : la Place Camille Saint-Saëns est inaugurée à Dieppe et création d’une salle dédiée au compositeur dans le tout nouveau Musée de Dieppe.
  • 27 octobre 1907 : Il assiste à l’inauguration de sa propre statue dans le foyer de la cour du théâtre lyrique de Dieppe.
  • 12 janvier 1913 : Grand-croix de la Légion d’honneur. Il est un des rare musicien a avoir reçu cette distinction.
  • 6 août 1921 : il donne un programme de ses pièces pour piano au Musée Saint-Saëns de Dieppe
  • Dernier concert de Saint-Saëns donné au Casino de Dieppe.
  • 16 décembre 1921 : il passe l’hiver à Alger où il meurt à l’âge de 86 ans. Son corps est rapatrié en France pour des funérailles nationales. Ses funérailles sont célébrées le 24 décembre 1921 à l’église de la Madeleine. Sa dépouille est inhumée le même jour au cimetière du Montparnasse.
  • 1923 : déménagement des collections du Musée dans le château de Dieppe. Création d’un espace muséographique dédié au compositeur.